– Mon âme voyage sur le parfum comme l’âme des autres hommes sur la musique, écrivit magnifiquement Charles Baudelaire.

Baudelaire se passionnait pour les parfums et leur volupté dont il recherchait et percevait les étincelles magiques. Métaphores de l’ivresse et du désir portées merveilleusement par les chevelures des femmes. Il admirait les symboles mouvants et éphémères de la beauté à travers les odeurs végétales et animales accompagnant des gestes langoureux l’emmenant vers des rivages délicieux. Serments d’absolu pour des baisers infinis. « Adieu, chère bien aimée ; je vous en veux un peu d’être trop charmante. Songez donc que quand j’emporte le parfum de vos bras et de vos cheveux, j’emporte aussi le désir d’y revenir. Et alors, quelle insupportable obsession ! » tel fut le message qu’il écrivit à l’une de ses conquêtes.

le-vampire-baudelaire

Pour rester dans l’analogie, j’ignore le capiteux et la profondeur de la substance du message que l’univers reçoit de moi. Un mélange de douleur nécessaire, de volonté du bien et du beau, une fumée capiteuse saturée d’arômes subtils, une chrysalide pleine d’essor ? Sait-il à quelles minutes heureuses, quels fruits teintés d’azur et lamés d’or j’ose goûter quand moi-même je n’en suis pas encore certain ? Quelles arabesques et quels parfums dessinent vos espoirs et vos rêves ? Quelles musiques ? Quels souffles ?

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